• Karine Pho

Les joies simples

Dernière mise à jour : juin 14


Les derniers mois ont été particulièrement éprouvants, à n’en point douter. Cela fait quelques mois que je m’interroge sur les répercussions à venir. Certainement notre ressenti et nos aspirations vont être fortement impactés. De quoi avons-nous envie dans les jours, les mois, voire les années à venir ?


Même si la période est fort différente, je me suis demandée si l’après-Covid ou la vie avec Covid-maîtrisé génèrerait la même émotion que l’après-guerre : les bals populaires, le baby-boom, la mode des années 50, « Come Prima » de Dalida…


Parce que oui, nous avons besoin de cela. De retrouver le plaisir des joies simples. Cela veut dire renouer avec la vie et son authenticité. Retrouver le plaisir d’échanger et de passer des bons moments avec les autres. Se rendre compte qu’une fête, qu’un verre en terrasse, qu’une visite de musée, qu’un concert ou qu’un bon cinéma ne sont pas des moments aussi évidents que cela, ils sont précieux. Cette frustration de plusieurs mois nous rappelle que savoir être présent dans l’instant que nous vivons est essentiel.


Evidemment, les artistes se saisissent de cela : le rayonnant musicien chanteur Jon Batiste... Et le discours des marques va dans ce sens. Je vous invite à prendre connaissance des spots publicitaires tout récents « Just Because » Diet Coke de Coca Cola ou bien le « The Dude’s Legend » de Vuarnet. Nous avons besoin de renouer avec cette énergie positive qui irrigue. Vous me direz « mais en quoi cela va plus loin que ce que nous vivons chaque année, à la fin de l’hiver ? ». Et bien l’envie d’en profiter est décuplée, elle est à son paroxysme. Elle tend plus vers l'exaltation, voire parfois l'euphorie. J’ai une pensée toute particulière pour nos étudiant.e.s, dont le développement passe par ces moments forts de connexions sociales et d’enthousiasme partagés.


Le soleil est presque là, l’été arrive. Allez, apéro !


« La fête c’est quand même une belle invention hein, bordel c’est bon. Moi j’ai ressenti le plaisir de prendre du plaisir. Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire, c’est quand à un moment donné tu t’aperçois que t’es heureux et ça te rend encore plus heureux, tu visualises ton bonheur : tu passes aux toilettes, tu te vois dans le miroir, et tu vois que celui que tu vois dans le miroir il a la tête des bon jours, et t’es heureux pour lui, et les autres pareils, j’les voyais… P’tit coup d’oeil dans le miroir, on est bien là… » Alexis Le Rossignol, Humoriste, « Refaire la fête » sur France Inter